Billet du dimanche 1

Dimanche 6 mai : 6è Dimanche de Pâques

Aimer comme il nous a aimé…

Tandis que les gens recherchent des maîtres pour leur apprendre à aimer,  le Seigneur, lui-même dans l’évangile de ce jour, nous dit qu’il est Lui le meilleur des maîtres. « Aimez-vous les uns les autres, dit-il, comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que donner sa vie pour ceux qu’on aime.» Il est essentiel, quand on cite ces paroles, de ne pas omettre les mots « comme je vous ai aimés ». Parce que, qu’il y ait des gens qui ont donné leur vie pour leurs frères, de façon extraordinaire, - cela est arrivé et cela arrive encore-, aimer cependant à la dimension du cœur de Dieu, c’est cela que Jésus nous demande.
Lorsque le Seigneur demande à Marie de devenir mère du sauveur, elle est une petite jeune fille, une simple créature de Dieu. Or Dieu lui demande d’enfanter son Fils, l’Eternel, le Tout-Puissant, Celui que le ciel et la terre ne peuvent contenir, cela paraît  impossible à l’intelligence humaine. Marie a répondu Oui à  l’invitation de Dieu. Dans l’amour  et l’humilité, elle a accepté ; et c’est Dieu dans un enfant qu’elle nous a donné !  Comprenons en effet ceci : l’amour est cette énergie puissante et mystérieuse qui va du Père à Jésus, et de Jésus jusqu’à nous. Il ne faut donc pas l’arrêter en route. Cela veut dire encore que  cet amour-là n’est pas uniquement un commandement qu’il faut observer. Il est d’abord un don de l’Esprit-Saint qui vient de Dieu et qu’il convient d’accueillir.
Voici l’action de grâces de quelqu’un qui s’exprimait ainsi :   

             «  Béni sois-tu, Seigneur, pour tout ce que tu as fait de beau et de bien pour l’humanité entière depuis la création du monde !    

Béni sois-tu, Seigneur, pour tout ce que tu fais de bon et de bien, pour nous aujourd’hui, et que nos yeux ne voient pas et que nos oreilles n’entendent pas !                                                       

Béni sois-tu, Seigneur, pour tant d’amour dont nous sommes l’objet.                                                                                                          
Béni sois-tu Seigneur, pour la tendresse et les gestes de miséricorde autour de nous,  que nos yeux n’ont pas vus et que nos oreilles n’ont pas entendus, et pour ceux que tu m’as donné moi-même d’accomplir ! »

 En définitive, quand la Foi est vécue ainsi dans ce cadre de la tendresse et de la miséricorde, c’est tout l’Evangile que nous vivons.
Père Yves GILLOT


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