Billet du dimanche 1

Billet du dimanche, 1er dimanche de l'Avent

L’Evangile en effet met en lumière deux types d’attitude : d’un côté l’attitude des nations et des hommes qui  sont dans la peur et dans la crainte des malheurs ; de l’autre, celle des croyants qui sont invités à « se redresser » et « à rester debout » pour reprendre les mots même de l’évangile.                
Se tenir debout, comme le Christ nous y invite, c’est la position d’un vivant. Lorsque le dynamisme faiblit, lorsque l’espérance est en berne, et qu’apparaît la fatigue d’attendre et même de croire, il faut se ressaisir. Or vigilance et prière, telles sont les armes que propose l’Evangile de ce premier dimanche de l’Avent.
Restant éveillés, nous nous rendons attentifs à tous les signes nombreux mais souvent discrets, de la venue du Seigneur, dans notre monde et dans notre vie. On constate  par exemple qu’il y a de plus en plus de personnes qui demandent aujourd’hui le baptême. Combien d’autres frappent à la porte de l’Eglise et demandent à prendre part au repas du Seigneur, ceux et celles notamment, qu’on appelle « les recommençants ». Des signes ? C’est encore cette volonté des chefs d’Etat qui ont voulu se réunir à Paris pour le COP21, parce qu’ils veulent trouver une solution, pour limiter le réchauffement climatique de notre planète, dont les conséquences, ici ou là, sont déjà visibles. Et puis il y a tous ces efforts de paix, de partage, de pardon  et de réconciliation que nos yeux ne voient pas et que nos oreilles n’entendent pas. « Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver. » dit l’Evangile.
 Il est bon de nous rappeler que nous ne sommes pas seuls, mais avec tous les autres frères et sœurs chrétiens (i.e. avec toute l’Eglise) qui nous donnent le courage de durer dans l’attente. Bien entendu l’espérance de la venue du Christ demeure grande, mais grande aussi la tentation de ne penser qu’à soi, et de ne vivre que pour soi. C’est pourquoi le temps de l’Avent est-il un temps où nous sommes invités à faire attention à l’autre. L’autre, c’est qui ? C’est celui ou celle par exemple, que je rencontre chaque jour ou que je rencontrerai : tel ou tel visage que j’ai l’habitude de voir, au travail, au supermarché, ou dans mon voisinage ; tel autre que je n’aime pas, que je ne peux pas sentir et dont je dis sans cesse du mal, tel autre enfin qui a faim et qui est dénué de tout avec qui je peux partager le peu que j’ai.
 Combien d’entre nous, nous rêvons et désirons ce que nous n’avons pas, sans donner de  valeur déjà à ce nous sommes, à ce que avons en nous, à ce qui nous fait vivre, et à ce qui fonde notre espérance  et en premier lieu la FOI et l’AMOUR ?  


Père Yves GILLOT



Questions liturgiques

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