Billet du dimanche 3

Dimanche de la Divine Miséricorde : 19 avril 2020

En ce deuxième dimanche du temps pascal, la foi est au cœur de ce qui nous réunit en ce jour.

 Comme Thomas, nous risquons de douter et de ne pas croire la parole des Apôtres. Mais si le Christ est ressuscité, alors des signes nouveaux apparaissent comme la charité fraternelle qui régnait dans les premières communautés (cf 1ère lecture). Ces témoignages du début de l’Eglise nous encouragent à garder une foi vive et à mettre en œuvre une charité inventive. Ainsi se manifestait la miséricorde de Dieu pour tous les hommes.

Ce deuxième dimanche de Pâques est aussi le dimanche de la Divine Miséricorde, instauré par Saint Jean-Paul II.

 Cette Miséricorde est au cœur du récit évangélique quand Jésus offre sa Paix aux disciples, en leur confiant la grâce du pardon et celle de pardonner. Cette belle mission du pardon continue de se répandre dans le monde, même si de trop nombreux chrétiens s’éloignent du sacrement du pardon ou préfèrent se confesser directement à Dieu ou à un arbre…

« Pawol a bouch pa chaj ». Prier la Divine Miséricorde ne suffit pas. Prier la Divine Miséricorde ne peut pas et ne doit pas s’arrêter à des mots mais se manifester par des actes forts de communion fraternelle. Si ma prière ne s’accompagne pas d’actes de charité et de compassion, elle reste stérile.

 C’est vrai, ce temps de confinement qui vient d’être prolongé est difficile, douloureux, éprouvant pour beaucoup… C’est sûrement l’occasion de prier beaucoup plus en famille comme le font déjà certains. L’occasion de vivre la Miséricorde d’abord et avant tout au sein de notre propre famille. L’occasion d’une remise en question sur les efforts que nous avons à faire pour être beaucoup plus miséricordieux avec les uns et les autres, car quelqu’un a dit : « Ceux qui pardonnent sont les guérisseurs de l’Humanité ».

 Bon courage !  Bon confinement !

 Vous n’êtes pas seul !  Le Ressuscité vous soutient et vous accompagne 

 

 

Père Gérard FOUCAN