Billet du dimanche 3

Dimanche 21 juin : 12e dimanche du temps ordinaire


Tout le message de ce dimanche pourrait être résumé dans ces  quelques mots  que Jésus adresse aux  apôtres et aux missionnaires. A deux reprises, en effet Jésus dit : « Ne craignez pas les hommes, ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme..Ne craignez  pas, craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne, l’âme aussi bien que le corps. » Et qui sont ces persécuteurs dont il ne faut pas avoir peur ? Ce sont en premier lieu ceux, que le prophète Jérémie lui-même persécuté, dénonce. Dans la première lecture il déclare : « Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent « Peut-être se laissera-t-il séduire..Nous réussirons et nous prendrons sur lui notre revanche ».. Mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable. »

Ce sont ensuite tous ceux que l’Evangile dérangera et qui s’en prendront aux croyants qui vivent de l’évangile, à commencer par les missionnaires eux-mêmes. Il est clair selon l’Evangile que ces apôtres et ces missionnaires sont envoyés comme des brebis au milieu des loups.Le chemin est par conséquent dangereux ; c’est pourquoi  Jésus les appelle à être prudents comme les serpents et candides comme les colombes et à être cependant courageux dans la proclamation du message, car « rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. » Et alors, qu’est-ce qui est caché, et qui est appelé à être dévoilé ? Bien que cesparoles soient difficiles et mystérieuses, elles nous donnent de comprendre un peu ce message, à savoir que Dieu le Père, le Tout-Puissant, a manifesté son immense amour, en envoyant son Fils nous racheter ; que ce Fils lui-même s’est laissé crucifier ;  que nous sommes nous-mêmes tous ses frères, appelés à la vie éternelle auprès de lui ; qu’il a laissé sur la terre son Eglise comme la messagère de sa Parole, et enfin que nous sommes pardonnés de tous nos péchés C’est pourquoi, dit Jésus, « n’ayez pas peur » ! Ne craignez pas ces personnes qui peuvent représenter une crainte pour nous et pour ce que nous sommes. Ces personnes-là ne doivent pas nous faire peur, parce que, elles aussi sont sûrement en attente de quelque chose ou même de quelqu’un qui pourrait éclairer leur vie, mais elles ne le savent pas ? Alors, pourquoi ne serions-nous pas nous-mêmes  les porteurs et les messagers de cette bonne nouvelle. ?
Père Yves GILLOT


Questions liturgiques