A cœurs d’hommes : un jubilé de porcelaine dans l’action de Grâce !

Le groupe « à cœurs d’hommes » de Baillif a partagé, avec tous les chrétiens du secteur rassemblés très nombreux ce dimanche 1° mai en la cathédrale de Basse-Terre, « cette espérance qui ne déçoit pas » (selon le beau slogan du dernier livre des évêques de France) et qu’ils ont chevillée au cœur depuis vingt ans !

 

« Cette messe irradiait la foi, l’espérance et la charité » n’a pas manqué de témoigner Gerty C., grand-mère de Trois-Rivières, et catéchiste dans sa paroisse, à la sortie dans un grand sourire ! En effet après l’accueil chaleureux du père Gérard Foucan, vicaire épiscopal, curé du secteur et responsable des vocations, les lectures de ce temps pascal ne manquaient pas de nous interpeler : depuis la première lecture « nous sommes témoins de tout cela », puis l’épitre « moi Jean, j’ai vu… » en passant par le psaume méditatif émouvant « je t’exalte Seigneur, tu m’as relevé » … et jusqu’à l’Evangile : « Pierre, m’aimes-tu vraiment ? ». Père Gilles Mavoungou, doyen, appuyait son homélie tonique sur le triptyque pour engager tout le monde :  mission confiée à Pierre, 1° mai fête des travailleurs, et le jubilé d’A Cœurs d’Hommes… Un vrai ressourcement !

« Jézikri Sengnè , ou kriyé mwen : mi mwen Sengnè ! » magnifique chant d’entrée tonique pour mettre tous les cœurs à l’unisson. S’en suivait un programme de chants bien choisis alternant rythme, recueillement et pause méditative. « L’émotion m’a envahi tout au long de la célébration » m’a dit un jeune père de famille qui, n’habitant plus le sud Basse-Terre à cause de son travail, ne peut plus être présent régulièrement, et il poursuit « car il y a beaucoup de travail, vous savez, ce n’est pas le tout d’obtenir ce résultat magnifique, ça demande de l’attention et du labeur assidu, mais Joël sait mener la barque par le bon chemin ! C’est un talentueux meneur d’hommes ! » Et un grand-père de Capesterre d’ajouter : « Ce chœur s’il tient autant c’est qu’il repose sur un trépied : la foi alliée à la simplicité, le travail, et l’amitié ». « En effet, pas de mondanité dans tout ça… du vrai, de l’authentique, de la sincérité et de la confiance » concluait toute en joie la femme d’un des fidèles choristes.

 

La fidélité de l’orchestre composé d’amis présents a réhaussé la célébration… le chant de communion « comment pourrais-je me taire ? je suis témoin du Seigneur » emplissait le chœur de la cathédrale de bonnes vibrations qui résonnaient dans le cœur de tous ! « J’ai été scotché par « You raise me up » qui m’a tiré la larme à l’œil et je me suis plu à le chantonner tout bas aussi » témoignait Jordan, jeune, et sa copine Sandra (qui vont se marier prochainement) « on est venu de Pointe à Pitre exprès et on ne le regrette pas, en témoignage à Rigobère Dorvilma que l’on connaissait bien ! ». « Une cérémonie comme ça nous redonne confiance en nous et en l’Eglise » s’exclamait John, jeune de St Martin actuellement étudiant à la fac et hébergé à la résidence universitaire de St Claude, à la fin de la messe avant de remonter chez lui ; et il concluait : « quand la fraternité est unifiée par l’art, ça permet de garder le bon cap ! c’est pourquoi je suis venu, j’en ai besoin surtout en période d’examen.»  

« La belle liturgie, quand elle s’appuie sur ses fondements, et qu’elle sait aussi intégrer la culture et l’histoire locale, et s’harmoniser avec le présent, élève l’âme et nous relie à Dieu ! » n’avait pas manqué de dire père Albert Chalder dans un enseignement au cours d’une formation. Nous y sommes ! Mèsi Bondyé pou tou sa’w ka fè pou nou mési Bondyé, mèsi…

Jean-Marie G.