Billet du dimanche 4

A l’école de l’aveugle Bartimée…


 En traversant Jéricho, la ville des palmes, un aveugle du nom de Bartimée, entend le bruit de la cohorte qui s’avance vers lui. La nouvelle est arrivée à ses oreilles que c’est Jésus de Nazareth qui traverse la zone. De toute sa force, il crie vers Jésus : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »

Physiquement, Bartimée était incapable d’accéder à la lumière mais en reconnaissant en Jésus le Fils de David, il confesse Jésus comme le Messie celui qui est venu. Ce qui veut dire que Bartimée avait en lui la lumière de la grâce qui lui a permis de voir en Jésus  Fils de Dieu.
Dans sa démarche en vue sa guérison, rien n’arrête l’aveugle de Jéricho. Il est déterminé malgré la foule qui veut le faire taire. Il  ne se laisse intimider par personne. Au contraire, il crie encore plus fort et de plus belle : « Fils de David prends pitié de moi ! » Sa prière est enfin arrivée à destination c’est-à-dire jusqu’aux oreilles de Jésus.

Comment ce miracle peut nous aider à grandir dans la foi ?

1°) Le miraculeux de Jéricho est persévérant dans sa démarche. Il fait preuve d’une grande foi. Aucun obstacle ne pouvait l’empêcher d’atteindre Jésus même pas le découragement de la foule. Justement, il n’y a pas de vie de foi sans les épreuves. On reconnaît qu’on a vraiment la foi si d’elle nous pouvons faire face à toutes formes d’obstacles. Parfois, nous ressemblons bien à cette foule qui veut à tout prix étouffer la voix des sans-voix, des plus faibles et des petits. Cela se passe dans nos familles, dans nos associations et mouvements. Il ne faut pas que le bruit des autres nous empêche de progresser dans notre élan spirituel.

2°) La guérison de l’aveugle de Jéricho nous révèle la tendresse et la miséricorde du Dieu de Jésus-Christ. Il n’est pas insensible à nos cris. Il a arrêté sa marche pour prendre soin d’un enfant de Dieu qui ne pouvait pas contempler les merveilles de la création: « appelez-le. ». Jésus l’a appelé pour le faire passer des ténèbres à la lumière. Dans ce mouvement, l’aveugle a trouvé aussi l’encouragement de certains pour le conduire vers Jésus : « Confiance, lève-toi, il t’appelle. ». Oui, c’est une belle mission d’entraîner les autres sur le chemin de la confiance vers Jésus.

3°) Jésus en guérissant Bartimée l’a fait participer et l’a rendu artisan de son propre salut :              « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » « Rabounni, que je trouve la vue ! ». Bartimée avait déjà reconnu en Jésus le Fils de David, et maintenant pour sa guérison totale, il confesse que Jésus est « son maître et son Seigneur ». Bartimée abandonne son manteau pour bondir vers le Seigneur. La réponse du Seigneur envers le miraculeux  confirme que sa foi agissante est la source de sa guérison : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aucun miracle n’est possible pour quiconque moyennant d’abord la foi. Bartimée est guéri physiquement et spirituellement. Aussitôt, il est devenu disciple « Et il suivit Jésus sur le chemin ».

4°) Si Dieu nous libère, c’est pour que nous puissions nous mettre au service et le louer. Désormais le miraculeux fait partie  de la foule qui marche vers Jérusalem avec le Christ. Quand nous bénéficions des grâces du Seigneur, sommes-nous assez reconnaissant pour le suivre et répondre à ses appels ?

Aujourd’hui nous avons beaucoup de situations qui nous rendent aveugles : notre manque d’amour et d’espérance, notre manque de discernement et de sagesse, notre folie de grandeur et de domination, notre manque de jugement, nos critiques destructives, notre désir de vouloir toujours
commander les autres et de repousser les plus faibles etc.. Notre seul recours c’est de crier vers Jésus  qui peut nous guérir de toutes ces cécités.

Demandons-lui- comme Bartimée de purifier nos regards et de nous faire passer des yeux de chairs à des yeux spirituels pour la gloire de Dieu et pour le salut du monde. Amen

Père Antony ETIENNE


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